Le monde est si méchant, vois-tu Et nous fait au cœur tant de peine Qu'alors, notre pauvre âme vermeille Tremble comme un cerf abattu… Plus la douleur s'attache à nous Toi qui ne vient qu'à mes genoux Reste petite Ne t'enfuis pas loin du berceau Et n'ouvre pas trop tôt les ailes Tes mains mignonnes sont si frêles Et tes pas sont ceux d'un oiseau Trop tôt viendra l'heure où l'on quitte Les rêves d'or pour le réel Ne presse pas le sort cruel ; Reste petite S'il fallait par malheur qu'un jour Se fane ta beauté candide; S'il fallait que ton cœur se vide De tant de ciel et tant d'amour Il me semblerait bien qu'ensuite Tu ne saurais plus chérir Et nous pourrions bien en mourir
Alphonse Désilets Peintre:Stephen Cjestson Créations Jovie& André 2004 |