Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance, Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas. Meuse, adieu: j'ai déjà commencé ma partance En des pays nouveaux où tu ne coules pas.
Voici que je men vais en des pays nouveaux; Je ferai la bataille et passerai les fleuves; Je m'en vais m'essayer à de nouveaux travaux, Je m'en vais commencer là-bas les tâches neuves.
Et pendant ce temps-là, Meuse ingorante et douce, Tu couleras toujours, passante accoutumée, Dans la vallée heureuse où l'herbe vive pousse, Ô Meuse inépuisable et que j'avais aimée
Meuse qui ne sais rien de la souffrance humaine, Ô Meuse inaltérable, ô Meuse que j'aimais,
Quand reviendrai-je ici filer encor la laine? Meuse que j'aime encore, ô ma Meuse que j'aime... Charles
Péguy
Voici
quelques vers d'un poète et homme politique namurois "O
Meuse, mon pays, mon doux pays, ô Meuse, François Bovesse
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