Au bout…car il y a bout,
Avec un petit quelque chose;
Et les portes ne sont jamais closes,
Même avec un monde un peu fou.

 

Les chemins ne sont jamais droits,
Il y a beaucoup de virage
A négocier, comme en rodage,
Pour rester sur la bonne voie.

 

Avec la pluie ou le brouillard,
Sur des cailloux, souvent l'on butte.
Mais il faut éviter la chute,
Qui arrive sans crier “gare” …

 

Un mur de pierres, pour le repos,
Pour redonner un peu de force,
Le corps n'a plus la même écorce,
Et l'on fatigue sous le “capot”.

 

Mais un doux soleil apparaît,
Entre le faîtage des arbres ;
On quitte la froideur du marbre
Sur ses doutes, on tire un trait.

 

Le ciel est clair à l'horizon.
A nouveau l'espoir étincelle,
Sans voir qui tire les ficelles,
Et sans en chercher la raison.

 

On remet le sac à dos,
Et, dans la main, la vieille canne,
On n'oublie la petite panne,
Et l'on repart…mais sans galop !

 

La confiance est à nouveau là,
Pour suivre notre destinée !
L'objectif qui nous est donné,
Est devant nous, vers l'au-delà.

(À ajouter à tous les huit vers si on désire transformer ce texte en chanson)

Refrain

Au bout, il y a l'horizon,
Il faut se faire une raison,
Pour savoir quitter sa maison,
Il faut parfois une oraison.

Michel Baudouin
Collection" Le poémier"

 

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